Ecole obligatoire – dépôt de deux questions parlementaires

Suite à différents échanges, sondages et informations remontant du terrain, nous avons déposé les deux questions parlementaires suivantes avec ma collègue députée Sophie Moura :

Ecole inclusive – comment le Conseil d’Etat se positionne-t-il face aux craintes du personnel ?

L’école inclusive suscite des préoccupations croissantes parmi les enseignantes et enseignants, tant à Fribourg que dans l’ensemble de la Suisse romande. L’inclusion est souhaitable, mais la situation actuelle n’est pas satisfaisante. Les élèves présentant des difficultés devraient être soutenus de manière ciblée et individuelle. De même, l’école obligatoire doit encourager de manière appropriée les enfants ayant des talents particuliers.

La récente pétition adressée au Conseil d’État, initiée par les acteurs de première ligne – les enseignants – a clairement démontré qu’il est urgent d’agir. L’objectif n’est pas de remettre en question l’école inclusive en tant que concept, mais de souligner la nécessité d’améliorer et d’adapter les pratiques actuelles pour mieux répondre aux besoins des élèves et des enseignants.

Nous posons donc les questions suivantes au Conseil d’État :

  1. Quelle est la position du Conseil d’État sur le dispositif actuel de l’école inclusive ? Envisagez-vous la mise en place de projets pilotes pour évaluer la pertinence d’alternatives ?
  2. Quelles solutions le Conseil d’État envisage-t-il pour répondre aux revendications des enseignants ?

Le Conseil d’Etat prend-t-il des mesures en fonction du résultat des épreuves romandes communes et du test PISA ?

Grâce aux épreuves romandes communes (EpRoCom, art. 10 al. 2 du concordat HarmoS et art. 6 de la Convention scolaire romande), mais aussi au Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), nous possédons des données importantes sur le niveau des élèves. Les épreuves romandes visent en effet à évaluer la maîtrise des objectifs du plan d’études romand (PER), alors que le test PISA examine l’acquisition de compétences dans les branches fondamentales. Face à une évolution défavorable des résultats ou aux possibles lacunes identifiées, la prise de mesures correctives devient un enjeu essentiel pour améliorer les résultats scolaires et garantir une formation de qualité.

Nous posons donc les questions suivantes au Conseil d’État :

  1. Le Conseil d’État a-t-il pris des mesures spécifiques pour remédier aux lacunes identifiées à la suite des résultats des épreuves de référence romandes ou des tests PISA ?
  2. Si oui, quelles sont les actions prioritaires mises en œuvre pour garantir l’amélioration des compétences des élèves dans les domaines concernés ?

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